Loi sur la parité des genres

0
175

L’égalité entre homme et femme se manifeste plus au sein des conseils d’administration

Adoptée le 6 juin 2000, la loi sur la parité en France a favorisé l’afflux de la gente féminine sur la scène politique et sociale. On se rappelle encore en 2007 de Ségolène Royal qui défiait Nicolas Sarkozy pour la course à l’Elysée remportée par ce dernier avec 53,06% du suffrage. C’est le signe évident d’une progression depuis l’adoption du texte en Assemblée. Mais le milieu où cette évolution est ressentie le plus c’est au sein des conseils d’administration. Le taux de présence féminine dépasse la barre des 30%. C’est l’un des taux les plus élevés en Europe devant l’Allemagne et l’Italie comptant respectivement 21% et 27% des femmes. Cette féminisation croissante est due en grande partie à une loi votée en 2011 sur le réajustement de la balance penchée en faveur des hommes.

Un bon score dû à la loi Copé-Zimmermann de 2011

Un texte de loi voté au Parlement en 2011 imposait à certaines entreprises françaises de procéder à un redressement de la barre de parité entre hommes et femmes. Selon cette loi, toute entreprise à embauchant plus de 500 travailleurs et réalisant un chiffre d’affaire supérieur à 50 millions d’euros est tenue de féminiser son conseil d’administration de 20% à partir de l’année 2014. Ce chiffre devrait atteindre les 40% d’ici 2017 selon les perspectives envisagées. Avec plus de 33% des femmes déjà représentées dans les conseils, il est quasiment certain que l’enjeu pour 2017 sera une réalité.

Un exemple devant ses voisins européens

La France domine le classement des entreprises de la zone euro qui veillent à une application effective de la parité des genres. Trois groupes français sont au sommet de la chaîne : Société Générale, BNP et Engi. Les deux premiers sont des modèles d’une répartition très équilibrée dans les conseils d’administration avec une parité de 7 hommes et 7 femmes. Quant à Engi, il est en haut du podium avec un score de 57,89%, soit 11 femmes et 8 hommes. En Europe, c’est l’entreprise qui compte la plus grande présence féminine au sein des conseils.

Une grande avancée entachée par certains mauvais élèves

La forte féminisation des conseils d’administration cache une autre réalité : celle des mauvais élèves dans le respect de la parité. Plusieurs entreprises françaises sont nettement au bas de l’échelle et traînent encore le pas pour rééquilibrer la balance : Airbus avec 11 hommes et 2 femmes  ou LafargeHolcim avec un conseil composé de 13 hommes et une seule femme. Des efforts sont à consentir pour accélérer d’avantage ce processus, surtout envisager plus de mesures contraignantes à l’égard des entreprises moins exemplaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici