Robots Humanoïdes : Google enterre le projet Atlas

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Les robots du futur, les humanoïdes, ne sont plus une priorité pour Google. La multinationale californienne vient de mettre un terme au projet Atlas, un rêve ambitieux que la société poursuivait depuis le rachat en 2013 de Boston Dynamics, une entreprise spécialisée en robotique militaire. Ce programme initié par Andy Rubin, l’inventeur du système Android pour téléphones, touche à sa fin malgré des premiers résultats encourageants.

Le moteur de recherche renonce à son programme de robotique

Des robots capables d’imiter certains faits et gestes des humains, appelés humanoïdes, ne verront probablement pas le jour chez Google. Ce gadget High Tech utile à l’accomplissement de bons nombres de nos tâches ordinaires est vu d’un mauvais œil par la multinationale californienne. Pourtant, elle était très enthousiaste à l’idée de mettre sur le marché une telle machine aux capacités surprenantes. Ce projet futuriste avait démarré il y’a un peu plus de 2 ans de cela lorsque la maison-mère du géant américain officialise l’acquisition de Boston Dynamics. Et voilà qu’en 2016 la filiale d’Alphabet s’apprête à jeter l’éponge et tourner dos à l’un des rêves si cher à l’humanité. L’abandon des ambitions en robotique s’inscrit dans la stratégie de gestion optimale des ressources financières portée par le moteur de recherche américain. En gros, plus d’investissement dans des projets à l’issue incertaine, raison pour laquelle Atlas sera retiré cette année des priorités du groupe californien. L’heure est aux économies chez le géant du Web, surtout que le groupe est actuellement épinglé dans l’Hexagone sur sa politique fiscale.

Les Robots constituent une menace pour l’humanité

Les robots Atlas sont dotés d’une intelligence remarquable qui, tellement poussée à l’extrême, se présente plus comme un gros désavantage qu’une qualité. En plus de leur capacité à accomplir parfaitement certaines tâches exécutées par les humains, ils sont aussi équipés d’une aptitude qui leur permet de prendre de leurs propres initiatives des décisions devant certaines circonstances. Par exemple, le robot Atlas peut résister lorsqu’un humain le repousse et peut même ouvrir certaines portes de lui-même. Ces attitudes nous rappellent un peu de façon analogique le scénario du film de science-fiction américain ‘‘I, Robot’’ réalisée par Alex Proyas. Les espoirs de voir Atlas sur le marché ont aussi été douchés par l’avis dépréciatif de la directrice de communication de Google X : « Nous commençons à voir des commentaires négatifs sur le côté terrifiant d’un robot qui pourrait voler le travail des humains », laissait entendre Courtney Holne. Notre société pourrait se passer des services humains au profit de la main d’œuvre robotique. Tous ces inconvénients ont poussé Google à revoir sa position sur ce projet futuriste.

Les humanoïdes ont déjà des acheteurs potentiels

Au regard des jugements dépréciatifs portés sur les humanoïdes, le divorce entre le moteur de recherche et l’entreprise Boston Dynamics n’est plus qu’une question de temps. Une chose en amenant une autre, le retrait du groupe Alphabet pourrait profiter à deux multinationales de renommées mondiales manifestement intéressés par ce projet. Le premier candidat à la succession du géant de l’Internet serait le vendeur en ligne Amazon. Le second est quant à lui un acteur majeur de l’industrie automobile au monde qui n’est autre que Toyota. L’euphorie serait à priori plus grande chez le constructeur japonais car ce dernier s’est beaucoup investi dans la robotique et les projets futuristes ces dernières années.

Google abandonne un projet qui pourrait lui porter préjudice

Le fléchissement du moteur de recherche le programme Atlas n’est pas sans conséquence financières. Pour l’acquisition de Boston Dynamics en 2013, la firme californienne a mis sur la table quelques 500 millions de dollars. En plus de cela, des millions de dollars ont été investi ces dernières années en recherches et en matériel dans le cadre de l’aboutissement de ce projet futuriste. Et il sera difficile pour le groupe de récupérer cet important investissement lors de la vente de la prestigieuse entreprise spécialiste de la technologie robotique. Sur le marché de la capitalisation boursière mondiale ou règne désormais le géant de l’Internet, les projets futuristes font partie des arguments qui ont joué en sa faveur lorsqu’il détrônait Apple. S’il cumule les retraits sur les programmes de la vision futuriste, l’avantage pourrait à nouveau tourner en faveur de la marque à la pomme.

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