L’impôt en France bat des records

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Le taux de prélèvement du pays prend toujours en hausse

L’impôt français continue de grimper et de battre des records au niveau national comme sur le plan international. Selon les derniers chiffres rendus publics par l’OCDE, le pays viendrait en deuxième position au classement des états qui ont les charges fiscales les plus élevées au monde. Avec une hausse de 0,2%, la pression fiscale a atteint le seuil alarmant de 45,2% du PIB en 2014, un record si on le compare aux autres pays membres de l’Organisation qui affichent une moyenne de 34%. Cette augmentation généralisée est dominée par le Danemark avec 50,9%, suivi de la France et du Belgique avec un taux estimé à 44,7%. Paradoxalement, les charges fiscales sur les sociétés ont baissé ces dernières années tandis que la pression s’est accentuée sur les ménages. La création d’entreprise en chute libre est d’une certaine manière liée aux charges fiscales excessives.

Les plus affectés par cette augmentation

La pression fiscale est moins ressentie par les entreprises que par les particuliers. Pour les ménages, elle est passée de 7,2% en 2007 à une proportion de 8,4% du PIB en 2014. Dans le même temps, on constate un recul des recettes fiscales qui pèsent sur les entreprises. La part de recettes générées par l’impôt sur les sociétés (IS) passe de 2,9% pour tomber à 2% sur la même période de 7 ans. Les charges sociales occupent une marge de 37% des recettes, c’est plus de 4 fois supérieures au taux des autres états membres de l’OCDE estimé à 8% en moyenne. En gros, les charges sociales sont plus supportées par les particuliers que les chefs d’entreprises. Pour la France, les cotisations sociales pèsent de 40% dans les recettes fiscales contre une moyenne de 26,1% pour les autres pays de l’OCDE (stat France). En somme, les charges sociales ont été redirigées vers les ménages qui en subissent les conséquences.

La baisse des charges pour l’horizon 2016

Les 6,5 milliards d’euros de réduction liés à l’instauration du Crédit d’impôt pour la compétitivité et emploi (CICE) n’ont pas directement eu d’impact sur les ménages. La pression fiscale sur les particuliers reste toujours une réalité. L’annonce d’une prochaine baisse d’impôt pour les ménages l’année suivante est un véritable soulagement pour les particuliers. L’état table sur un recul de 2 milliards d’euros de charges  à l’endroit des 3 millions qui sont concernés par cette baisse. Parmi les bénéficiaires, 1 millions de ménages seront exonérées d’impôts dans ce projet de réduction.

Une augmentation généralisée au sein de l’OCDE

La France n’est pas le seul pays membre de l’organisation à enregistrer des hausses au niveau des charges fiscales. 16 états parmi les 30 que compte l’OCDE ont vu leurs charges grimper. Parallèlement comme en Hexagone, les recettes liées à l’IS sont passées de 3,6% en 2007 à 2,8% en 2014. Idem pour l’impôt sur le revenu qui augmente également (8,8% à 8,9% sur 7 ans).

 

 

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