Légère hausse du Pib troisième trimestre

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La Banque de France moins optimiste pour ses prévisions 2016 et 2017

Le taux de croissance du Pib est attendu à la hausse pour le troisième trimestre de l’année 2015 selon les prévisions de la Banque De France. Il devrait atteindre le seuil de 1,2% après une stagnation pendant le second trimestre (0,0%) et une croissance de (+0,3%) selon les données statistiques de l’Insee. La perspective d’une croissance plus importante en 2016 et 2017 a été cependant revue à la baisse. Selon les prévisions initiales établies au mois de juin 2015 par la Banque de France, le Pib attendu pour les deux prochaines années était successivement de l’ordre de 1,8% et 1,9%. Ces estimations seront plutôt moins importantes que prévues avec une croissance en vue de 1,4% l’année prochaine et 1,6% en 2017. Seule certitude, après trois années  quasi-stables (0,4% en moyenne annuellement), l’économie retrouve timidement sa vitesse de croisière.

Les raisons d’une prévision revue en baisse

La lente croissance des pays émergents qui s’accentuera dès l’année prochaine est l’un des facteurs qui expliquent la faible reprise de l’économie. Les exportations sont tombées à – 0,6% pour le troisième trimestre, contre +1,9% pour celui d’avant. L’impact des attentats survenus le 13 novembre en plein cœur de la capitale française a eu u effet réel sur les chiffres de croissance attendus les deux prochaines années. C’est le principal motif qui fait pencher les statistiques en faveur d’une relance moins importante. Toutefois, la Banque De France tient à minimiser les effets liés à cette tragédie qui verra sans doute prospérer le secteur sécuritaire.

Hausse des investissements

La formation brute de capital fixe (FBCF) connu sous l’appellation d’investissement est montée à 0,5% en 2015. Contrairement à l’exportation, l’importation a quant à elle conforté sa perspective positive grâce à une croissance respective de 0,5% et 1,7% en passant du second au troisième trimestre de l’année. L’investissement des entreprises devrait s’accélérer les deux prochaines années pour passer à 3,4% l’été prochain et 3,3% en 2017, même si les chiffres de la Banque De France pointaient du doigt un taux exceptionnel de 8%. L’augmentation de la consommation dans les ménages vient également conforter la FCBF dans sa marche positive. Les dépenses liées à la consommation des ménages passent à 0,3% au troisième trimestre contre une croissance nulle (0,0%) le précédent.

La bataille des chiffres entre les institutions

Les données statistiques fournies dans le cadre des perspectives de croissance estimées en hausse ou en baisse varient sensiblement. La BDF s’attend à une hausse du Pib estimée à 1,4% et 1,6% (2016 et 2017) tandis que l’Insee table sur une croissance de 1,6% et 1,7% du Pib pour les mêmes années à venir. A l’instar du gouvernement, le FMI mise prévoit lui aussi un rebond du Pib estimé à 1,5% l’été prochain. De toute évidence, les indicateurs de croissance s’accordent tous sur le principe de la relance.

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