Rachat de Start-up Française : Captain Train cède au charme anglais

0
228

Le rachat cette année de la start-up Captain Train, une pme française en pleine croissance, marque un tournant majeur dans les services de réservation en ligne de billets. Trainline, une entreprise britannique, a annoncé l’acquisition la jeune pousse hexagonale pour un montant qui se situerait entre 160 et 200 millions d’euros. En ligne de mire, le vaste marché européen.

Acquisition d’une jeune pousse en pleine floraison

Le rachat en mi-mars de la start-up Captain Train marque le début d’une nouvelle aventure pour la jeune entreprise française. Son concurrent britannique, Trainline, a annoncé l’acquisition de la pme à travers un communiqué. Le montant de la transaction n’a pas été officiellement dévoilé mais selon certains médias, il serait compris entre 160 et 200 millions d’euros. Cette nouvelle fusion s’invite naturellement au cœur de l’actualité des entreprises avec des avis partagés sur le sujet. La PME acquise par son rival anglais affiche pourtant une progression remarquable depuis sa création. Fondée en 2009, la plateforme de vente en ligne de billets totalise en moyenne 5000 réservations quotidiennement. L’an passé, son chiffre d’affaires a franchi le seuil de 72 millions d’euros, un montant deux fois supérieur à son revenu annuel de 2014. Plus d’un 1,4 millions de clients sont consignés dans sa base de données.

Un rachat pour mieux peser sur le marché européen

« L’acquisition signifie que nous avons maintenant l’argent nécessaire pour accomplir ce que nous n’avions jamais envisagé qu’en rêve jusque-là : vendre plus de billets, à plus de gens, dans plus d’endroits, en Europe, voire au-delà », c’est en ces mots que Jean-Daniel Guyot, cofondateur de la start-up, résume sa vision des choses. La fusion entre Captain Train et l’entreprise britannique Trainline a donc pour but de renforcer la présence des deux acteurs sur le Vieux continent. Manifestement. En formant cette nouvelle alliance, les deux acteurs de la billetterie en ligne ont dans leur collimateur un marché européen qui pèse environ 57 milliards d’euros. Leur nouveau service de vente devrait s’étendre à près de 22 pays.

La start-up entourée par de bonnes mains

L’acquéreur anglais de la jeune pousse française affiche lui aussi une activité économique en pleine croissance. Chaque année, quelques 2,1 milliards de billets de voyages sont vendus dans toute la Grande Bretagne par Trainline. Preuve de sa bonne croissance, l’agence fondée en 1997 a été racheté l’an dernier par des investisseurs américains pour un montant de 500 millions de livres. La société d’investissement américain KKR and Co est depuis un an le détenteur de l’entreprise anglaise et par ricochet le propriétaire de la jeune pousse de l’Hexagone. Les risques de voir Captain Train tomber dans la banqueroute sont à priori minimes. L’agence peut sans prétention rêver d’un lendemain meilleur, quoique le risque d’être complètement absorbé par ces deux géants est bel et bien réel.

Française dans l’âme malgré tout

En théorie, la start-up rachetée par les anglais à la possibilité de se désengager du système fiscal auquel il est soumis en France. En transférant ses bénéfices sur le compte de son nouvel acquéreur, Captain Train peut se soumettre au régime d’imposition anglais, un système moins complexe et plus avantageux que dans l’Hexagone. Pourtant, la jeune pousse maintient toujours sa volonté d’honorer ses engagements fiscaux vis-à-vis de l’Etat français. Malgré sa liquidation, la PME conservera toujours ses bureaux en France. Elle continuera donc à toujours payer ses impôts au pays. Une belle leçon de patriotisme aux entrepreneurs, mais pas sûr que ces derniers emboîtent le pas à la star-up.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici