Muguet 1er Mai : Gard durcit le ton contre les vendeurs

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Le muguet, traditionnellement lié au 1er mai, est loin de créer la réjouissance chez tous les commerçants. A l’occasion de la fête du travail où la fleur est beaucoup demandée sur le marché, les fleuristes deviennent de plus en plus nombreux à se plaindre de l’attitude des vendeurs occasionnels qui occupent les voies publiques. Ces derniers piétinent continuellement les réglementations qui encadrent la vente de ces fleurs printanières. Mais le département de Gard ne compte pas rester indifférent face à ce laxisme.

La fleur printanière déloyalement vendue pendant la fête du travail

Le muguet représente une manne financière très importante pour les fleuristes, surtout à l’occasion du 1er mai. Après les fêtes du 14 février, ce jour férié est l’une des rares dates de l’année où la réjouissance se lit sur le visage des fleuristes. Pour cause, La vente de ces fleurs porte-bonheur aide ces artisans à renflouer leurs caisses et redynamiser leurs activités. Pourtant, depuis quelques années, cet enthousiasme qui les caractérise cède peu à peu au mécontentement. La faute aux commerçants ambulants qui, de façon exceptionnelle, sont autorisés à vendre des muguets pendant cette journée fériée qui tire ses origines dans plusieurs sources. Ces derniers méprisent en toute impunité les conditions de vente qui leur fixés. Face à cette situation intolérable, les artisans du Gard ont décidé de réagir à travers la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Leur objectif est de pousser les marchands de voie publique à respecter les règles, faute de quoi ils doivent être sanctionnés.

Le muguet, un cordon ombilical pour les fleuristes

L’actualité des entreprises est également liée à la commercialisation de fleur printanière. Les revenus générés au cours du mois de mai représentent pour certains artisans presque la moitié du chiffre d’affaires annuel. A l’occasion de la fête des travailleurs, environ 60 millions de brins de muguets sont vendus dans toute la France, un chiffre qui a de quoi alimenter les envies des commerçants et à leur grand regret également celles des fameux vendeurs installés le long des voiries publiques. Avec les grandes festivités qui s’annoncent du côté de Rambouillet cette année, les fleuristes s’attendent à des retombées économiques considérables. Sur base des données statistiques fournies par l’institut de sondage TNS Sofres, les ventes de ces fleurs printanières pesaient quelques 26,5 millions d’euros en 2014. Le volume d’affaires serait plus élevé que cela car les revenus amassés par les vendeurs ambulants ne sont pas mentionnés dans les calculs. Plus d’un porte-bonheur, les muguets représentent du pain béni pour tous les marchands confondus.

Vendre seulement le 1er, pas avant ni après

Le délai de commercialisation est l’un des points de discorde entre fleuristes et leurs concurrents ambulants. Selon les textes, l’autorisation de vendre ces fleurs dans la rue concerne seulement le jour J de l’évènement. Il est formellement interdit de les commercialiser quelques jours avant ou même après l’évènement. Cette mesure injonctive est bien souvent contournée par les marchands à la sauvette. Une autre règle qu’ils ont du mal à respecter, la distance définie entre eux et les commerçants ordinaires. La réglementation oblige les vendeurs occasionnels à se tenir à environ une centaine de mètres de la boutique des fleuristes. Mais là encore, ils agissent en toute impunité. Pire, ces derniers n’écopent généralement d’aucune sanction en s’écartant de la ligne de conduite qui leur est fixée. C’est ce laxisme que les habitants de Gard envisagent de combattre pour cette année.

Mai 2016 sera-t-il l’année des fleuristes ?

Il est difficile de chiffrer avec exactitude les revenus engrangés par les vendeurs qui abondent les voies publiques. Seule certitude, leur présence nuit beaucoup aux tenants des boutiques et aussi les grandes surfaces. Ceux-ci ont vu leurs chiffres d’affaires baisser considérablement au cours des dernières années. Pour inverser la tendance, ils doivent amener les autorités à sévir contre les réfractaires à la loi. Tout n’est pas encore joué car le fameux jour tant attendu n’est pas encore arrivé. Le 1er mai 2016 nous dira si les commerçants de Gard ont obtenu gain de cause ou définitivement perdu ce bras de fer commercial aux allures déloyales.

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