Amnesty International fustige le gouvernement français

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L’association des droits de l’homme plaide pour la levée de l’état d’urgence instauré en novembre dernier

Amnesty International fustige le gouvernement français dans son rapport qu’elle vient de publier ce jeudi. Le défenseur des droits de l’homme reproche au gouvernement français d’avoir poussé le bouchon trop loin dans l’application de l’état d’urgence décrété à l’issue des attentats parisiens du 13 novembre dernier. Plusieurs voix se sont au préalable levé contre cette mesure qui selon les français aura fait plus de tort que de biens. Ce qui au départ était destiné à donner de l’assurance aux citoyens vire sensiblement au cauchemar. Le gouvernement reste inflexible sur sa position malgré les mises en gardes sur les effets négatifs que son instauration a occasionnée. Avec l’interpellation du défenseur international des droits de l’homme, l’état qui devrait en priori revoir sa position envisagerait même d’aller plus loin.

La mise de l’efficacité de l’état d’urgence

Au lendemain des attentats, la mesure prise par le gouvernement avait été dans l’ensemble bien accueillie par les citoyens. Mais c’était sans savoir ce à quoi ils s’exposaient en réalité. Son instauration visait au départ à donner plus d’intensité aux moyens de lutte contre le terrorisme mais en conférant plus de droits aux forces de l’ordre pour les perquisitions. Cela est aujourd’hui considéré par certains comme du harcèlement, surtout que les résultats obtenus sont très maigres depuis sa mise en vigueur. A dater des attaques djihadiste du 13 novembre 2015 commis à Paris, plus de 3242 perquisitions ont été réalisé, dont pour la plupart de façon brutale et abusive. Dans son rapport Amnesty International souligne également que « les 3242 descentes effectuées au cours des mois précédents n’ont donné lieu qu’à quatre enquêtes préliminaires pour des infractions liées au terrorisme et à 21 enquêtes pour le motif d’ ‘‘apologie du terrorisme’’, aux contours flous ». au regard de ce bilan jugé décevant, on peut naturellement s’interroger sur le bien-fondé de cette mesure à laquelle le gouvernement semble ne pas vouloir renoncer jusque-là.

La stigmatisation de la communauté musulmane au cœur de l’état d’urgence

Le gouvernement n’a cessé de clamer depuis la montée en puissance de la radicalisation la nécessité de distinguer clairement l’islam radical de l’islam modéré. Mais manifestement il serait lui-même pris à son propre piège. Une autre ONG internationale militant pour les droits de l’homme a également fait savoir que « ces mesures ont touché en grande majorité des musulmans … », faisait remarquer Human Rights Watch.

Malgré l’inefficacité, l’état entend poursuivre sur la même ligne

Alors que les critiques se sont de plus en plus remarquer pour dénoncer l’autoritarisme du gouvernement, celui-ci n’entend guère faire marche arrière. Il se préparerait même à prolonger l’état d’urgence pour une durée supplémentaire de trois mois. S’il requiert le ‘‘oui’’ du parlement, l’état souhaiterait constitutionnaliser cette mesure.

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